Samedi 4 juillet 2009

C'est le blues du bac à sable.

Rythmé par les battements et le souffle de la machine qui m'anime.

Je m'enfonce dans mon bac à sable.

Je suis redevenu le petit enfant qui joue avec les allumettes.

 

I'm dead, i'm dead now, i'm dead under the sandbox.

Et tu me regardes jouer avec le feu.

Tes cheveux brillent dans le ciel, tu es belle et tu t'enflammes.

 

J'explore inlassablement le fond de mon bac à sable et je retrouve des gemmes, des roches aux facettes enivrantes, je tente de les remonter à la surface pour te couvrir d'une parure d'onyx dont les reflets brumeux m'indiqueraient ce qu'auraient pu devenir mes vies. Je m'arrête, transit, par cette seule vision.

 

I'm dead, i'm dead now, i'm dead under the sandbox.

Et tu tournes la tête, en pleine extase.

Je ne suis qu'un enfant dans un bac à sable, dans la clarté de tes yeux capricieux.

 

Je retourne dans ma mine personnelle et je croise de vieux locataires comme ce borgne à la jambe de bois. Il trace sa voie dans les profondeurs pour y semer notre haine ou notre amour.

Et qu'importe ce que nous lui offrirons. Mon offrande, mon cœur sur un plateau, au sommet d'une montagne, au centre de la rosace d'une cathédrale d'argile.

Il repousse le tout. C'est un solitaire qui ne tolère aucun autre cadeau qu'un sentiment.

 

I'm dead, i'm dead now, i'm dead under the sandbox.

Et je t'offre en sacrifice à cet infirme qui n'aurait jamais vu la lumière.

Tu t'enfonces avec moi, in the sandbox, babe.

 

Le blues du bac à sable reprend son cours.

Lent et obstiné comme un homme qui aurait décidé de vider le sac de sa préhistoire. Seuls quelques éclairs viendraient illuminer cette morne entreprise.

L'infirme nous guide à travers une clairière perdue que les oiseaux ont désertée depuis des siècles. J'aime cette odeur de souffre. 

Ce paysage je l'ai toujours connu, la machine, la pluie, l'orage et cette vibration onyx, j'ai toujours cru que tout cela me serait resté interdit, je suis de nouveau chez moi quand tout s'éclaire autour de cet autel.

 

I'm dead, i'm dead now, i'm dead under the sandbox.

Et tu me regardes jouer avec le feu.

Tes cheveux brillent dans le ciel, tu es belle.

Et tu t'enflammes.

Par Yuri Kane 2012 - Publié dans : La vie de Yuri Kane
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Journal de campagne

  • : Yuri Kane 2012
  • yurikane2012
  • : Art Mort Prophète Fin du monde mythes Politique
  • : J'annonce la fin du monde lors de ma présentation aux élections présidentielles françaises de 2012. Je suis aussi une réflexion sur l'art et d'autres trucs pas vraiment important comme le monde, les mythes, la survie, la mort et la fin du monde... Contrairement à ses opposants politiques Yuri Kane n'applique aucune censure dans les commentaires.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recherchez un article

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés